Newsletter CREDE - No 3 (2 juin 2009)


Promotion de la lecture : La Chenille

Un projet de découverte, de partage et de sensibilisation autour du livre à la crèche

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La Chenille est un projet réalisé par l'association AROLE. Ce projet est diffusé d'après son concept de base dans les institutions de la petite enfance.

Le CREDE propose deux Chenilles en prêt sur des modalités différentes. Un lot de livres de base peut être proposé mais souvent, ce sont les équipes elles-mêmes qui choisissent les livres qu'elles désirent emprunter en même temps que la Chenille, avec l'avantage qu'ils sont ainsi tout à fait adaptés à l'âge ou éventuellement aux thèmes que les éducatrices désireraient partager avec les enfants.

Les professionnelles du CREDE profitent de ces échanges avec les équipes pour proposer le plus de diversité possible dans le choix de livres (albums sans textes, auteurs peu connus, maisons d'éditions artisanales, illustrations atypiques...).

Ensuite, une liberté entière est laissée à la créativité des professionnels pour adapter au mieux l'arrivée de la Chenille dans le groupe.

Un dossier pédagogique attire l'attention sur quelques notions importantes telles que la préparation et l'arrivée de cette attractive "bibliothèque ambulante", la réflexion à propos d'un rituel lors des activités autour d'elle, etc.

Pour et avec les professionnels de l'éducation qui travaillent auprès des enfants, le CREDE crée et diffuse des projets liés à l'éveil culturel, en particulier des projets d'éveil au récit.

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Formation continue

La musique, moyen de relation et de créativité avec le jeune enfant : Il reste quelques places !
- Jeudi 1er, vendredi 2 et samedi 3 octobre 2009 de 9h à 17h
- Intervenante : Martine Wagen Jaussy, éducatrice à la Cajole et animatrice d'éveil musical

L'enfant joue avec les sons et éveille l'attention de l'adulte. L'adulte écoute, joue aussi, la musique avec les enfants commence ainsi ; de la perception et du sens musical que l'adulte donne aux productions sonores de l'enfant va naître l'éveil musical.

Objectifs :
- Etre capable d'interagir en musique avec un groupe d'enfants ou en individualité
- S'approprier des techniques d'animation
- Enrichir son répertoire et développer sa musicalité
- Réfléchir à l'environnement sonore

Contenu :
- L'éveil musical : développement théorique et initiation pratique
- "Musiquer" avec ou sans instrument
- La voix, outil de relation
- Jeux d'exploration, jeux musicaux

Nul besoin d'être musicien-ne ou de savoir jouer d'un instrument pour participer à ce cours !

- Prix de la formation : 450.-
- Informations complémentaires sur notre site web.

Les autres formations sont complètes !


Sélection du jour

Dans la revue du "Furet" de ce mois (no 58), un article a été publié sur Rikiko et la pédagogie de l'imaginaire. Nous vous proposons d'en découvrir un extrait.

"AV. (...) Le discours scientifique et les divers médias véhiculent de l’enfant une image contrastée et parfois paradoxale. Nous avons à faire, d’une part à un enfant fragile, à surveiller jusqu’à un âge avancé, à animer, à occuper, à stimuler et à éveiller constamment, et d’autre part, à un enfant roi ou tyran, à qui les adultes doivent faire face à l’aide d’une autorité à retrouver d’urgence, car égarée dans les dérives de 1968. Quelle est votre vision de l’enfant, sur cette toile de fond teintée de représentations si contrastées et où prend-elle ses sources?

EJ. Ayant une formation dans le social et une autre dans le théâtre (et un peu par boutade), j’ai envie de dire que lorsque j’entends parler les sociaux, je pense « théâtre » et dans le théâtre, je pense « social ». C’est Alice Miller qui m’a aidée à trouver les ponts entre ces deux mondes. Au fil du temps, bien des personnes venues en formation à Rikiko m’ont avoué ne pas être à l’aise avec le théâtre et j’ai réalisé avec le temps que là n’était pas le problème. Nous ne sommes pas supposés être des comédiens, lorsqu’on travaille avec des enfants. En revanche, si l’on veut être à leur écoute et aller réellement à leur rencontre, il faut garder à l’esprit le fait que les enfants sont perpétuellement dans le jeu, car ils apprennent par le jeu. (...)

AV : Une séquence du film montre la quarantaine de bambins entre 2½ et 5 ans, réunis autour de plusieurs feux de camp, en train de griller des tranches de pain au bout d’un bâton ! Cette scène a beaucoup interpellé, venant à l’encontre de la mouvance sécuritaire et du risque zéro, installés dans l’éducation depuis quelques années. (...) A contrario, vous affirmez ici que les enfants ne vont pas se brûler, car ils savent que c’est chaud. Sur quoi repose cette confiance que vous faites à l’enfant et la prise de risque qu’elle implique?

EJ : L’expérience me fait dire que si le lieu de vie permet l’expérimentation, on laisse les enfants exercer et doser la prudence. On voit bien, dans le film, qu’il y a un degré de prudence énorme ! (...) Car je pense que pour se construire, l’enfant a absolument besoin de se confronter au danger, qu’il puisse le vivre ; on oublie souvent que l’humain est un mammifère et qu’à force de sur-sécurité et de sur-protection, il y a bien des chances que les enfants se retrouvent démunis de leur instinct de survie, face à des situations que leurs grands-parents auraient surmontées sans trop de problèmes. (...)

AV : Selon vous, la collectivité permet-elle un accompagnement personnalisé et des relations satisfaisantes?

EJ : Je l’estime essentiel dans les accueils professionnels, parce que c’est justement ce qui va contrebalancer la surprotection familiale. J’ai toujours voulu travailler avec les grands groupes ; Rikiko, ce sont 40 enfants présents simultanément. C’est clair que tout le cadre de vie, y compris l’aménagement, doit être pensé en fonction de cela. Le grand nombre d’enfants offre la possibilité de faire de multiples rencontres avec des enfants différents et de pouvoir se nourrir de la richesse d’une telle diversité. Notre jardin d’enfant est là pour que les enfants puissent vivre d’autres facettes d’eux-mêmes que dans la famille. L’institution ne doit pas avoir peur de bousculer l’enfant, pour qu’il ne soit plus du tout dans son milieu familial bien connu.

AV. Je me fais l’avocat d’une représentation prédominante du grand groupe et je vous dis que si les enfants sont trop nombreux, nous avons de la peine à les faire taire et à les « tenir », ils n’écoutent pas et nous serons débordés!

EJ. Je n’ai jamais entendu un musicien dire qu’il est débordé par son instrument, ni un peintre par ses couleurs. Je pense que s’ils n’écoutent pas, le problème n’est pas dû au nombre, mais à ce que je transmets, en tant qu’adulte, et de quelle manière. Si l’on arrive à lui transmettre quelque chose qui corresponde à sa vie d’enfant, si l’on arrive à mettre en mots et en scène le fait que lorsqu’on est petit, on déteste parfois son frère ou sa sœur, ou l’on a de la peine à arrêter les couches la nuit et que c’est difficile de l’avouer, il nous écoutera à coup sûr. (...) S’il y a une résonance de sens chez les enfants, ils écouteront, qu’ils soient quarante ou seulement trois. Certains barrages techniques au niveau du volume vocal, de l'intensité dans la manière de raconter peuvent être remédiés par des techniques pour capter l’attention et de pose de voix. (...)"

Article complet dans : Le Furet, no 58 (2009), p. 28-29

L'interview complète d'Elise Joder est disponible sur notre site web.

Le DVD "Rikiko : la vie comme une scène" est en vente au CREDE au prix de 15.-


En vente au CREDE

Parents et professionnels dans les structures d'accueil de jeunes enfants : Enjeux, intérêts et limites des interactions, par Marie-Claude Blanc et Marie-Laure Bonnabesse. Ed. ASH, 2008. 164 p.

Nous vivons aujourd'hui dans une société marquée par des difficultés à vivre ensemble, dans les respect des valeurs, des rôles et des places de chacun. Cette problématique se retrouve, à un autre niveau, au sein des établissements d'accueil de jeunes enfants. Les professionnels doivent en effet désormais apprendre, sans y avoir été formés, à coopérer d'égal à égal avec les parents. Cette nouvelle donne oblige chacun à reconsidérer sa place et à prendre en compte celle de l'autre. Comment se déroulent les interactions et où puisent-elles leur origine ? De quelle place parle-t-on et pour quels parents ? Quelle compétence développer du côté des professionnels pour contribuer à fonder le " vivre ensemble " ?

Partant de l'étude des origines des structures petite enfance, les auteurs interrogent l'évolution des liens parents/professionnels et analysent les intérêts et les limites de ces interactions.

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Sont également présentés des outils de compréhension et d'action pour faciliter les relations autour du jeune enfant. Parce que ces établissements, centrés sur l'éducation collective, jouent un rôle majeur dans la société actuelle et contribuent à construire celle de demain, cet ouvrage a pour objectif d'aider parents, professionnels, formateurs et partenaires à mieux comprendre les enjeux et les appuis qui vont donner aux parents la possibilité d'occuper une place tout en permettant aux professionnels d'ajuster la leur.

Prix en librairie : 37.20 frs. Prix CREDE : 33.50 frs !


Nouveauté sur notre blog

Le mot de la revue "Métiers de la petite enfance" du mois : Change (accès au blog)
Retrouvez chaque mois une définition et une réflexion autour d'un mot, qui prend tout son sens et son importance au travers de l'analyse des pratiques professionnelles, par Christine Schuhl.
Mots parus : Maternage, Loyauté, Compétences
A paraître : Voix, Chatouille, Altérité


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