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Newsletter CREDE - No 13 (2 février 2010) |
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Formation continue en 2010 |
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Les cours suivants sont complets :
mais il est possible de s'inscrire sur une liste d'attente, pour l'organisation d'une session supplémentaire
Il reste des places pour les cours suivants : Les jumeaux : Apports théoriques sur les particularités de la psychologie des jumeaux, sur le rôle des proches dans l'accompagnement du développement de leur identité à la fois gémellaire et individuelle Eveil au récit, éveil à l'écrit, la culture des tout-petits La musique, moyen de relation et de créativité avec le jeune enfant
Accompagnement d'un groupe de jeunes enfants en bibliothèque / Informations : 021 601 74 54 ou par email. Sélection du jour Nous vous proposons de découvrir un extrait de l'article paru dans la revue "Le journal des professionnels de l'enfance".
Voyage au coeur de l'imaginaire : "J'ai rêvé d'un monstre" [...] Aussi, lorsque l'enfant raconte qu'il a rêvé d'un monstre, il faut entendre qu'il ne sait pas lui-même de quoi il parle, parce qu'il est à ce moment de sa vie en train d'effectuer un travail psychique qui consiste justement à rendre compte d'un indésirable pulsionnel qu'il ne parvient pas encore à mettre en image. Il faut considérer que le mot "monstre" fonctionne un peu comme un signifiant générique puisqu'il permet de mettre en forme des menaces que l'enfant ressent mais qu'il ne peut pas davantage définir. (...) Le monstre accompagne donc l'élaboration des connaissances de l'enfant sur le monde : les plus jeunes y font référence pour poser leurs questions sur le corps et la sexualité et les plus âgés pour formuler leurs remarques sur ce qui est bien ou mal. Lorsque, par la suite, l'enfant s'est familiarisé avec ce qu'il juge inquiétant, il peut nommer le monstre qu'il voit dans ses rêves en faisant appel soit à des références culturelles (le basilic, la chimère, le Minotaure, le loup-garou), soit à des fonctions (le voleur, le tueur, le mangeur d'enfants). Dans tous les cas, les descriptions des enfants ont en commun de présenter une image de l'autre inquiétante dont il pourrait être l'objet de jouissance ; une image qui introduit des questionnements relatifs à la vie pulsionnelle et qui interroge les interdits propres à la civilisation. Il est en effet important de préciser que les monstres sont des créatures qui, dans les récits mythologiques, doivent disparaître pour que s'affirment les humains. Ils en sont en quelque sorte l'antithèse. Dans le psychisme, ils fonctionnent un peu sur le même mode puisqu'ils permettent à l'enfant de questionner le normal et de traduire le décalage qu'il perçoit entre ce qu'il croit acceptable et ce qu'il vit. Ils lui permettent aussi de mettre en forme la culpabilité qu'il éprouve face aux émois sexués qu'il ressent et qu'il sait inconsciemment devoir être éduqués et socialisés. En soi, le monstre n'est donc pas pathologique ; il n'a de risque de le devenir que si l'enfant ne parvient pas à définir ce qu'il projette dans l'image. C'est pourquoi construire une image de la menace fait partie des processus psychiques normaux chez l'enfant. (...) Source : Journal des professionnels de l'enfance, no 62 (2010), p. 41-44 Pour aller plus loin :
Table des matières : 1. Ce que révèle le monstre dans le psychisme : La présence de l'inconnu ; Une surprise qui révèle l'insu du sujet ; La mise en forme de l'insu pour le thérapeute. 2. Un objet esthétique singulier : La qualité de la représentation ; Le statut de la représentation de monstre ; Un type d'objet particulier. 3. Les enjeux transérentiels: La nature de l'angoisse ; L'expression de l'agressivité ; Une création inattendue Le CREDE sera ouvert le samedi 6 février de 9h à 12h ! |
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