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Quel enfant n’a rêvé de faire du cirque ? D’être clown ? Ah ! clown, quel métier rigolo ! Mais ne fait pas l’auguste qui veut. Le nez rouge, ça ne suffit pas : il faut être un peu musicien, beaucoup acrobate et passionnément épris des chapiteaux !
Tout cela s’apprend dans les écoles de cirque. Par-dessus tout, et c’est peut-être le plus important, on y découvre l’art de la maîtrise de soi associée à la faculté d’exprimer ses émotions.
Le film Circofolie, réalisé par Jean-Baptiste et Tina Dumas à l’école de cirque de Lausanne lors des répétitions et du spectacle 2009, nous permet de déambuler dans les coulisses et rapporte le point de vue des artisans : les enfants qui répètent inlassablement le même numéro, les professeurs qui les guident et les motivent, donnant sens aux fastidieuses séances de préparation, et bien sûr, les parents qui soutiennent et s’investissent de manière admirable pour rendre tout cela possible. |
"Ces jeunes cheminent de la tranquillité (relative) de l’enfance aux tornades émotionnelles de l’adolescence dont on sait les vacillements de l’équilibre. Phase de reconstruction de l’image de soi, hypersensibilité au regard d’autrui, nécessité de trouver des étayages, un enracinement à la fois corporel et psychique, un groupe d’appartenance, l’exercice de la créativité. Cette Ecole du cirque offre ce vaste creuset où tout cela, avec les angoisses et les bonheurs qui font le tout de la vie."
Brigitte Barbu, psychomotricienne
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Si le travail fait dans cette école de cirque vous intéresse, vous pouvez commander ou acheter au CREDE :
le film Circofolie en coulisses (collection Vues d’ici)
accompagné d’un feuillet descriptif
(DVD format 16/9, 58 min)
au prix de 25.- (+ frais de port)
Formation continue
Les jumeaux : apports théoriques sur les particularités des jumeaux
Nouvelle date !
Samedi 5 juin 2010 de 9h à 12h30
Thèmes abordés :
- Données sociétales : le "boom des naissances gémellaires"
- Données biologiques
- Prise de conscience de nos propres représentations des jumeaux
- Un fonctionnment psychologique complexe
- Le rôle des professionnel-le-s dans l'accompagnement du développement de leur identité à la fois gémellaire et individuelle
- Moments de partage autour des questions et des expériences de chacun
Intervenante : Martine Vallat, jumelle, Gestalt-thérapeute du lien, interlocutrice spécialisée "jumeaux", superviseuse HES, éducatrice spécialisée
Eveil au récit, éveil à l'écrit, la culture des tout-petits Il reste 2 places !!
Cours de base (2 jours) : jeudi 29 et vendredi 30 avril 2010 de 9h à 17h
Le premier niveau de ce cours a pour objectif de permettre aux participant-e-s :
- de découvrir ou re-découvrir le pays surprenant, drôle, inquiétant, touchant, éblouissant, bouleversant, infini des livres pour enfants : qu’est-ce qu’un album, comment est-il pensé, comment nous donne-t-il à penser ?
- de se forger des critères de choix : 9000 titres sortent par an en secteur jeunesse tous genres confondus. Comment faire une sélection ? Comment repérer les qualités d’un album ? Comment choisir ses compagnons ?
- d’initier une réflexion sur la façon d’introduire l’album et de partager des lectures avec les enfants de tous âges, y compris les bébés : quelles conditions mettre en œuvre pour susciter une rencontre entre enfants, adultes et livres ?
Intervenante : Nathalie Athlan, éducatrice de la petite enfance, formatrice d'adultes en pédagogie et dans le domaine de l'Eveil culturel, responsable du projet pour l'ISJM "Bébé bouquine", lectrice et conteuse.
Pour vous inscrire :
Nouveauté
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Mais qu'est-ce qu'elles disent ? Etude du langage adressé aux enfants dans une collectivité par Raymonde Caffari-Viallon, Paulette Jaquet-Travaglini, Josiane Baeriswyl
Les adultes parlent aux enfants, cela va de soi. Dans une institution
pour la petite enfance, la communication verbale est constante ou
presque: soutenir, consoler, encourager, nommer, décrir, raconter,
prevenir, réguler, organiser...
Mais de quoi est fait ce language? Qu'est-ce qu'il véhicule? Sous quelle forme? La recherche que présente ce livre met en évidence comment des professionnelles s'adressent aux enfants, dans un moment précis, celui du repas avec des enfants âgés de quelques mois à quatre ans.
A partir d'observations filmées, elle permet de découvrir la nature, le contenu, les fonctions de ce que les enfants entendent. Elle montre comment cet outil professionnel qu'est le language, peu mis en évidence dans la pédagogie de la petite enfance, joue un rôle important dans l'élaboration, chez l'enfant, de la compréhension de soi et de l'environnement, ainsi que dans l'établissement du lien avec l'adulte. Elle offre au lecteur un moyen de prendre conscience de la manière dont il utilise le language adressé aux enfants et de ses conséquences. |
Cet ouvrage est disponible en prêt au CREDE.
Il peut être acheté à la libraire Les Yeux Fertiles à Lausanne (-10% pour les étudiants)
Conférence
Mme Raymonde Caffari-Viallon donnera une conférence autour de ce thème le samedi 5 juin de 9h à 12h ET le mercredi 16 juin de 19h à 21h30, à l'EESP de Lausanne. L'entrée est libre, mais les places sont limitées ! Vous pouvez d'ores et déjà vous inscrire pour la date qui vous convient à Petite enfance pool par email ou par téléphone au 021 617 04 00. D'autres informations suivront dans une prochaine newsletter !
Sélection du jour
Nous vous proposons de découvrir un extrait de l'article paru dans l'ouvrage "Familles et petite enfance : Mutations des savoirs et des pratiques", publié aux éditions Erès sous la direction de Gérard Neyrand, Michel Dignat, Georgette Revest et Jean-Noël Trouvé.
Pourquoi parler à un bébé ? par Georgette Revest
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Françoise Dolto préconisait de parler le plus possible aux bébés. Ce fut la première à le dire. Ce qui, à la fois, l'a rendue célèbre et a été le plus perverti dans son oeuvre. Cette façon de procéder avait entraîné des attitudes de mimétisme ou de franches railleries par des personnes qui réduisaient ce travail à des effets de bla-bla. Or, ce qui intéressait Françoise Dolto, c'était le lien du langage et du corps, puisque c'est à partir du corps que le langage s'inscrit. Elle a fait preuve d'une foi indéfectible dans l'échange langagier, en mettant l'accent sur la rencontre avec l'autre, au désir inextinguible de rencontrer un autre et d'établir avec lui une communication.
[Dans cet article], nous nous attacherons à montrer l'importance de ces enjeux théoriques et ces effets cliniques, par deux fonctions du langage.
Le langage relie, le langage sépare, constatons-nous.
Le langage relie car il aide à penser. Le bébé, dans son immaturité, n'a pas les outils conceptuels pour penser, c'est dans la relation à l'autre qu'il se construit. La force pulsionnelle de la langue ne suffit pas à introduire l'échange langagier, il faut aussi un échange corporel qui est inscrit dans la chair. [...] |
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Les mots relient le système perceptif, le corps, les affects, au système conceptuel. Ils relient, dans le sens où ils donnent la logique. Le ressenti correspond aux événements. Notre expérience clinique déroule régulièrement le lot des effets névrotiques voire catastrophiques, des propos mensongers ou faussement apaisants ("ce n'est rien"). Les adultes qui éloignent la vérité des événements de l'éprouvé, afin d'éviter au petit enfant des épreuves (croyant le ménager), en fait, produisent des effets de chaos psychique. Ils ne peuvent reconnaître la singularité de l'enfant, ils l'incorporent à leur monde psychique. C'est, de leur part, relativement proche d'une attitude de déni... Ces adultes-là, en souffrance, ne peuvent être dans la transmission.
Le langage relie le corps et la pensée, lorsqu'une personne attentive à la souffrance de l'enfant, trouve les mots pour nommer l'événement que l'enfant rencontre, la peur que cet événement peut engendrer. Nous pensons aux séparations brutales qui provoquent un sentiment violent d'abandon et entraînent des ruptures de lien. L'enfant soumis à ces ruptures a peur. Ses repères fondamentaux, les parents, disparaissent, il y a risque d'effondrement. Les paroles apaisantes peuvent aider à rétablir le sentiment de sécurité, nous insistons encore sur ce point, à condition de reconnaître la réalité de la souffrance. A l'occasion d'une rencontre de ce type, l'enfant peut découvrir que sa sécurité ne dépend pas que de ses parents.
Qu'entendons-nous par la fonction séparatrice de la parole, à condition que la fonction de liaison ait opérée ? Il s'agit de la séparation des mondes psychiques, de la mère et de l'enfant, source d'altérité. Voici comment Françoise Dolto a traité cette question, développée à travers l'image inconsciente du corps."
In : Familles et petite enfance. Ramonville Saint-Agne : Erès, 2006. P. 185-192
L'article dans son entier est disponible au CREDE.